Commerce

Non à une taxe sur les sacs plastique pour les fruits et légumes !
> L'UNFD en appelle à la responsabilité du Parlement pour que ne soit pas adopté le nouvel amendement du député de la Marne, Charles de Courson, visant à taxer, à partir de 2014, les sacs plastique utilisés pour l’achat des fruits et légumes.
Cette taxe, d’un montant de 500 Millions d’Euros par an, équivaudrait à une hausse des prix des fruits et légumes de l’ordre de 5%. A l’heure où les français sont inquiets sur leur pouvoir d’achat, une telle inflation sur des produits alimentaires de première nécessité serait un frein à la consommation pour les clients de nos commerces de proximité et viendrait à l’encontre de la politique de santé publique prônée par le PNNS.
Il ne faut pas non plus perdre de vue que le secteur des fruits et légumes a connu cette année une crise sans précédent. La crise E-coli et la météo défavorable sont autant d’épreuves traversées par les détaillants et qui restent encore d’actualité.

Il convient de préciser que cette taxe ne serait pas acquittée si les commerces substituaient, dans les 2 ans, les sacs actuellement mis à la disposition des clients par des sacs biodégradables. Mais cette option reviendrait à tripler ou quadrupler le prix de chaque sac, coût qui là encore serait supporté par les commerces et les consommateurs. De plus, la production actuelle de sacs biodégradables est loin d’avoir un sens environnemental puisqu’elle pourrait entraîner une consommation très importante d’énergie et de fortes émissions de CO2.

12 milliards de sacs sont distribués chaque année. Ceux-ci sont indispensables à l’achat de fruits et légumes, pour des raisons d’hygiène et de sécurité. Alors que les commerçants ont divisé par 12 en 10 ans le nombre de sacs de caisse plastique distribués, il est impossible de réduire le nombre de sacs fruits et légumes, indispensables à l’achat de ceux-ci.

L’UNFD demande aux pouvoirs publics d’être extrêmement vigilants, en cette période économique fragile, à ne pas multiplier les taxes sur la consommation. Chacun doit être responsable et préserver le pouvoir d’achat des français.